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Euro: la volonté politique est de retour. Joseph Daul, MdPE, Président du Groupe PPE / 16-11-2011

"Créer une monnaie sans la doter de la gouvernance nécessaire a été une faute politique. Il faut la reconnaître, et surtout, la corriger" - Joseph Daul, dans le débat sur la gouvernance avec les Présidents Barroso, Juncker et Van Rompuy.

Pour le Président du Groupe PPE, la crise économique et financière a bouleversé la donne. "Nous assistons à une accélération impressionnante des changements: en Grèce et en Italie, avec la mise en place de Gouvernements d'unité nationale, que je salue; en Allemagne, avec la position remarquablement pro-européenne de la CDU, que j'approuve fortement".

Tous les acteurs influents de l'Union le reconnaissent: la solution à nos problèmes, ce n'est pas moins, mais c'est plus d'Europe. "Une Europe qu'il faut transformer, dans le sens de l'intégration, comme on aurait dû le faire au moment de la création de l'euro".

Le Président du principal groupe parlementaire européen a attiré l'attention sur l'importance que la gestion de la crise ne soit pas source de nouvelles divisions en Europe.

"Certes, quand la maison brûle, les pompiers se mettent au travail, et on ne critique jamais les pompiers ! Mais attention à ne pas créer dans la zone euro + des joueurs de plusieurs catégories, attention à ne pas mettre sur la touche des pays qui s'échauffent pour entrer sur le terrain. Ne les écartons pas des décisions stratégiques prises dans le vestiaire !"

De la même façon, Joseph Daul a réaffirmé la suprématie de la méthode communautaire. "Autant le couple franco-allemand est un moteur indispensable à l'Europe, autant j'appelle tous les Etats membres, au lieu de se plaindre du mouvement imprimé par Paris et Berlin, à y contribuer de façon constructive".

Sur la révision des Traités européens, Joseph Daul a fait part de son ouverture de principe. "Mon Groupe est ouvert à ce processus, pour autant qu'il fasse l'objet d'un débat ouvert, démocratique, dans le cadre d'une Convention".

"Mais", a-t-il averti, "ne retombons pas dans la tentation de consacrer tous nos débats au meccano, au détriment des objectifs politiques. Ne perdons pas de vue ce qui est urgent, à savoir une gouvernance économique crédible, et ce qui l'est moins".

"Beaucoup doit et peut être fait vite si on en a la volonté politique. Et je crois que la volonté politique est de retour en Europe", a conclu Joseph Daul.


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